Petits cailloux et ricochets

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le projet

En novembre et décembre 2006, Anna Fedorovna Kozlika a remonté les années de 2006 à sa naissance au rythme d'un billet pour chaque année. Elle a appelé cette série « Mes petits cailloux 2006-1960 »

A la fin, elle a eu envie de reprendre le chemin en sens inverse et quelques blogueurs ont eu envie de la suivre : ces billets avaient fait naître en eux échos, sourires, jeux de miroir ou clins d’œil... ces fameux ricochets que font les petits cailloux lancés au fil de l'eau.

Le blog collectif que vous êtes en train de lire a été créé ainsi, au détour de discussions au bas de quelques billets. Il s’appelle « Petits cailloux et ricochets » et accueille les textes de tous les participants.

Si vous aussi vous souhaitez faire des ricochets, les modalités pratiques sont expliquées sur cette page.

les textes
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écrits dans la marge

Les textes sont présentés dans l'ordre chronologique de leur rédaction.

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Kozlika, sur le chemin écrits dans la marge,
lundi 11 décembre 2006

Je ne me raconte pas

Je ne me raconte pas, ne croyez pas ça. Vous ne me connaissez pas. Sait-on à quel tableau appartiennent 46 pièces d'un puzzle de 10 000, même bien réparties ?

Ou peut-être : les couleurs dominantes.

Kozlika, sur le chemin écrits dans la marge,
samedi 13 janvier 2007

Dégrippage

Rien écrit depuis le 1er janvier, depuis ma ressuscitation. Enfin rien de personnel. Au début c'était délibéré, je voulais prendre de la distance, me détacher de cette série 2006-1960 qui avait un peu échappé à mon contrôle, sortir du vortex.

Je veux dire : je fus doublement surprise, par moi-même qui ne comptais que raconter des anecdotes et ai parfois quelque peu dérogé à cette règle de mon petto, par vous que je n'attendais pas à me lire si régulièrement, si complètement.

C'est marrant, je me suis sentie entourée. Il y avait quelque chose de spécial à vous savoir guetter le billet du jour, tout en n'ayant jamais le sentiment qu'il serait « jugé » (plus besoin de vous dire comme ces impressions-là me viennent pourtant facilement...), me sentant totalement libre de l'écrire ou non, et si l'écrire : comme je le voulais. Je vous assure que c'était très spécial, mais je ne sais pas trop bien comment l'expliquer.

Je vis parmi des gens, y compris certains au sein de l'équipe de Dotclear, pour lesquels l'écriture d'un blog « personnel » est une démarche asociale, monstreusement égocentrique voire mégalomane. J'ai commencé cette série avec cette idée en tête, la conviction que j'allais donner du grain à moudre à cette théorie et la décision de m'en foutre, bien décidée à ramasser les cailloux du petit poucet pour voir jusqu'où le chemin du retour me mènerait.

Ceux-là ne m'ont pas lue, soit qu'ils ne l'aient jamais fait ni même jamais lu aucun blog, soit qu'ils ne me lisent plus depuis longtemps, bien avant 2006-1960. Pour les uns ça m'arrange (ma famille par exemple), pour d'autres je m'en fiche. Mais pour certains ça me blesse, et ça n'a pas de sens ça, c'est le truc qui me turlupine, ne pas arriver à dépasser ça, ne pas comprendre pourquoi ce truc-là a soudain de l'importance puisque ça n'est pas nouveau et que jusque-là je n'y prêtais pas garde.

Ou alors je suis en effet monstreusement égocentrique, voire mégalomane. Ça craint.

krazy-kitty, sur le chemin écrits dans la marge,
mardi 30 janvier 2007

Introspections

Pourquoi cette démarche ? Pourquoi cette envie furieuse de rebondir moi aussi, quand j'ai lu les ricochets de Kozlika ? Est-ce par intérêt sincère pour l'idée de faire rebrousser chemin à ma vie, ou de la faire au contraire aller de l'avant depuis le tout début (j'ai longtemps hésité entre les deux cheminements, refusant cependant de les emprunter tous les deux pour les faire se croiser à mi-chemin à l'année de ma puberté), ou par simple envie de mettre moi aussi ma propre vie en jolis mots ?

Mes textes sont (et seront) très personnels, autant pour leur aspect biographique que pour l'investissement littéraire que représentent ces mots pêchés dans le meilleur de mes procédés littéraires. Pourtant, s'ils sont tellement « moi », puisque c'est de moi racontée (et embellie) par moi qu'il s'agit, de mes mots et mes phrases sur les passages de ma vie que j'ai choisi, moi, de raconter, ils sont loin de me livrer toute entière, puisqu'ils sont tellement réducteurs, puisqu'ils dépendent de souvenir incertains, des leçons que j'en ai tiré, de la façon dont je tiens à les présenter - mais, « même si ce n'est pas vrai, il faut croire à l'histoire ancienne » [1].

Il n'est pas anodin par ailleurs de conduire ce parcours sur Petits cailloux et ricochets, de ne pas être seule dans l'aventure ; parce que l'élan en a été donné par l'émouvante lecture de la remontée de Kozlika, parce que d'autres se sont lancés dans l'exercice, parce que cet espace justifie à lui seul mes intro-rétrospectives. Mes petits cailloux sont avant tout destinés à être écrits par moi plutôt que lus par d'autre, une raison de plus de les noyer dans une mosaïque de morceaux de vie plutôt que de les faire apparaître en exergue sur un carnet où ils seraient trop décalés avec l'esprit du lieu ; en marge de ma production littéraire écrite habituelle, ils ne sont d'ailleurs pas annoncés sur American Rhapsody, lieu de mes épanchements quasi quotidiens sur ma vie de thésarde atterrie en Californie, sans pour autant que je ne me cache d'être l'auteur des deux.

Bien que mon plaisir principal soit dans la rédaction de ces textes, pour moi, pour voir par mes propres yeux d'insécure [2] chronique ce que je suis fière d'avoir traversé, accompli, surmonté, j'attends avec impatience de voir se mêler les récits de tous les auteurs du projet ; de voir s'ils résonnent entre eux, s'ils coïncident parfois par année, par âges ou par hasard...

Notes

[1] Léo Ferré - La vie d'artiste

[2] j'emprunte avec joie ce mot aux Québécois

pistil, sur le chemin écrits dans la marge,
mercredi 31 janvier 2007

Des ronds dans l'eau

Il y a des années qui débordent, où l'on apprend chaque jour, où l'on se trahit et se retrouve, où la vie explose de partout, amours amitiés pleurs joies pertes, des années où les chances et les deuils se bousculent, où la vie s'affole, hurle, vibre, on en oublie le goût du repos.

Il est des années calmes, douillettes, dont le souvenir semble toujours à la limite de l'usure d'avoir vécu de façon si ténue.

Des années dont des milliers de mots n'épuiseraient pas la chair vivante, d'autres pour lesquelles même le silence semble trop en dire. Mes ricochets ne pourront pas proposer un résumé des vingt-cinq années de ma vie : juste un échantillon de moments précieux. Vingt-cinq tableaux qui indiqueront, peut-être, un courant.

Comme toujours, le plus important est entre les lignes - ce que vous devinerez au centre des ronds dans l'eau ...

andrem, sur le chemin écrits dans la marge,
vendredi 2 février 2007

Juste un mot

Le piège de Kozlika.

Juste un mot pour dire à tout le monde que nous sommes tombés dans un piège diabolique tendu par Kozlika. Et pour dire à Kozlika qu'elle a eu farpaitement raison de nous entasser dans sa trappe.


Il y fait chaud, il y fait doux, Chacun se dit, et nous aimons tout ce que chacun dit. Je ne pourrais jamais commenter tout ce que je lis, je n'aurais pas assez de mots pour éviter la répétition d'émotions, de sincérité, de besoin de dire, de besoin d'être lu, que je ressens à humer toutes ces bouteilles flottantes dans le temps du siècle dernier, et déjà de celui-ci.


Personne n'est ici exhibitionniste, et personne voyeur. Une sorte d'aventure collective dont nul ne mesure encore la grandeur. Je suis heureux d'en être et de vous y voir, et je ne sais pas où ce bateau ivre maintenant nous entraîne, le chef c'est Anna Fedorovna: Il faudra s'attendre à de la taïga rêveuse du côté d'Irkoutsk.

erin, sur le chemin écrits dans la marge,
samedi 3 février 2007

Sous l'eau calme est un tourbillon

Ou comment de la berge, je regarde les ricochets...


10 jours que les ricochets ont commencé... avec Samantdi...
10 jours que les ronds dans l'eau s'élargissent, se frôlent, s'enlacent, s'emmêlent...
10 jours que je lis tout ça avec beaucoup d'émotion et une envie d'y jetter mon petit caillou aussi...

Et puis la peur qui me vide l'esprit... Peur de démêler l'écheveau ? Peur de n'avoir rien d'intêressant à écrire...
Et cette petite voix qui me dit que non je n'ai pas à participer, parce que oui j'écris de la merde... que oui j'aurais l'air d'une pauvre cloche à coté de la plume des autres...

Et puis l'envie se fait plus forte... De plus en plus forte... Parce que ce que je lis me donne envie de me raconter, parce que je suis à un tournant de ma vie, parce que je commence une nouvelle vie...

Alors, hier soir, je prends mon courage à deux mains, j'ouvre mon foxmail, pianote l'adresse mail de Kozlika et entre le sujet "petits cailloux et ricochets"
Et à cette femme que je n'ai vu que quelques minutes, avec qui je n'ai pas échangé plus de trois mots... A cette femme là j'essaye de dire tout ça... maladroitement, me cachant sous un peu d'humour, commençant par quelques questions superflues et qui me font passer pour une bêta...
Très vite j'ai reçu une réponse... qui m'a fait sourire... Puis le mail pour les petits nouveaux avec toutes les explications. J'ai commencé par changer mon pwd...

Puis je suis restée devant mon écran vide... Page blanche...
C'est suite à la réception d'un mail pour annoncer un quart d'heure de maintenance que j'ai réussi à fermer jusqu'à ce matin...

Depuis quelques jours je suis tentée d'y publier un ancien billet où je raconte le début de ma vie...
Et puis je ne sais pas... J'hésite... Tout ça me trotte dans la tête et j'ai parfois comme des moments d'absence... comme des larmes qui montent...

Alors je me dis que cela suffit... Je ne vais plus attendre... Je ne vais plus hésiter... tergiverser. Peu importe mon écriture (et non je ne suis pas BHL... ;-) ).
Peu importe le nombre de ricochets, la largeur des ronds... Je suis un petit caillou parmis les autres...
Peut être pas aussi lisse et plat que ceux qui font de magnifiques ondes sur l'eau calme...
Peut être pas lancé aussi bien que nécessaire...
Mais je sais qu'il fera au moins quelques ridules...

Peut être qu'il fera "plouf" très vite... que son onde sera restreinte...

Mais comme tout petit caillou lancé pour ricocher, il apportera calme et sérénité à son lanceur...
Du moins un petit peu... Du moins quelques instants...

izo, sur le chemin écrits dans la marge,
dimanche 4 février 2007

Mes petits cailloux : 1976 - 2006

Ricochets-enfants

Et voila, je vais bientôt commencer ici une série de petits cailloux, un par année de ma petite vie... Histoire de parcourir le temps qui s'est écoulé depuis ma naissance en octobre 1976 jusqu'aujourd'hui. Je n'inclus pas 2007 dans le décompte pour deux raisons : D'une part, ça fait plus rond de parcourir 30 ans, et d'autre part, 2007 n'est pas encore terminée, je n'ai pas vraiment envie d'écrire quelque chose sur cette année... J'ai bien des défis et des changements en tête pour 2007, et bien trop hâte de les réaliser que pour -déjà- tirer le bilan de cette année.

Ce projet m'inspire vraiment beaucoup. C'est pour ça que j'y participe. Je trouve ça beau toutes ces histoires qui vont s'amasser ici. Ces cailloux, qui vont ricocher et puis s'entasser au fond de l'eau, tous ensemble... De plus, revenir en arrière et laisser défiler le passé devant mes yeux, c'est une belle manière de faire un bilan, quand on a 30 balais...
Ce projet est vraiment une chouette idée, et je suis très fier d'y prendre part.

Une autre motivation de ma participation à ce blog collectif, c'est la possibilité de m'essayer à Dotclear, qui est la plateforme sur laquelle repose ce journal, et qui va très certainement me changer de mon habituel Wordpress sur lequel repose mon propre journal... Ah ben oui, je suis blogueur évidemment ! Depuis juillet 2002, qui correspond à mon emménagement à Bruxelles en Belgique. J'aurais l'occasion d'y revenir quand j'arriverai à cette année la dans mon parcours.

Les billets qui seront publiés ici, au milieu de ceux des autres blogueurs seront évidemment également reproduits dans mon propre journal, appellé Le monde selon Izo.

Il ne reste plus qu'à attendre que les autres participants arrivent en 1976 pour rentrer dans la danse ! Visiblement, les jeunes sont exemptés d'attendre... Ca ne ferait que pourtant que 14 semaines...

Quoi qu'il en soit, laissons couler le sable dans le sablier... On a 30 années à parcourir ensemble... A bientôt pour quelques ricochets...

>>Ce billet dans mon blog

zub, sur le chemin écrits dans la marge,
dimanche 4 février 2007

L'inconnue

Pas facile de plonger dans des années aussi lointaines, surtout quand il ne reste presque plus personne pour me guider. Alors ce sont les impressions, les brides de souvenirs réels ou pas qui remontent à la surface. La vision du Père Noël qui fait un tour en ville sur sa calèche. Des années plus tard, j’en parle à ma mère qui me répond que je l’ai sans doute rêvé.

La mémoire est tellement fragile.

Si je connais relativement bien, enfin un peu plus, ma famille maternelle, par contre, j’ignore qui est ma grand-mère paternelle. Celle que j’ai connue, Mamie, était « seulement » la quatrième femme de mon grand père. Je n’ai pas encore matérialisé mes recherches.

Kozlika, sur le chemin écrits dans la marge,
lundi 5 février 2007

Continuez sans moi

Courez devant, je vous rattraperai, petits poucets. Ma plume est sèche et je préfère vous lire pour le moment.

caco, sur le chemin écrits dans la marge,
mardi 6 février 2007

rythme

Une semaine.

Je renoue avec un rythme qui m'était familier, il y a des années. Les premiers jours, je me sens désertée des mots qui m'ont quittée. Une inquiétude sourd : et s'ils ne revenaient plus ? Puis dans le vide résonne un écho. Une à une, des voix se réveillent ; elles murmurent. Le silence se peuple. Il devient discussion, rires et sanglots mêlés. Il se peuple et se remplit, les discussions se font vives. Elles m'interpellent. J'y participe.

Les mots finissent par déborder de partout, et le sentiment d'urgence par m'envahir : il me faut une page blanche, maintenant...

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