année à 1 an
Les textes sont présentés dans l'ordre chronologique de leur rédaction.
chulie, sur le chemin de 19xx à 2006,
jeudi 1 mars 2007
1981 : 01 - Les filles
Mado, Noëlle, Astrid, Michèle. Les 4 filles du coiffeur B.
Des années entières de rires cristallins, de disputes, de pleurs aigus, de cheveux longs et de colifichets.
Seul contre toutes.
Grand père, il a exigé des garçons.
En 1979, On lui donne Alice. 1980, on accueille Julie.
Pas lui. Il se sent spolié.
Enfin en novembre nait Pierre. Et un mois après, le jour du petit Jésus, c'est Jonathan.
Deux d'un coup ! Il est fier comme jamais.
Désormais, le masculin l'emportera dans la cousinée. Même seules avec lui, nous serons "les gars".
domahom, sur le chemin de 19xx à 2006,
vendredi 2 mars 2007
1965, les aventures commencent...
Je souffle ma première bougie !
Enfin, j'imagine que mes parents ou mon frère s'en chargent vu ma capacité pulmonaire de bête d'orage en pleine grossesse.
Dans les infos importantes : je marche, je suis propre, on m'a fait des trucs aux végétations, ma grand-mère paternelle nous a quitté.
Malgré mon jeune âge, on me maltraite déjà, si, si !
Pour me laver, on fait chauffer de l'eau puis on rempli une espèce de baignoir en féraille et on trempe le mioche (moi) dedans.
Oui mais ce serait bien de couper le gaz et de vérifier que la chaleur résiduelle ne se transmette pas au fond de cette baignoir métalique pour éviter de me roussir la peau des fesses, nan mé ho !
Heureusement qu'à cet âge on ne garde pas de souvenir !
Mon frère, ce vieux de trois ans, est déjà un ivrogne. Il profite d'un moment d'inatention pour vider le verre de vin de papa qui, du coup, trouve son aîné de fils bien étrange depuis quelques instants. Bah oui, il est pété comme un mulot qui vient de passer une semaine dans un fût de Bordeaux !
Nan mé j'vous jure ! Quelle famille !!!
anita, sur le chemin de 19xx à 2006,
dimanche 4 mars 2007
Inaccessibles archives-1964
En 1964, j'ai un an et Brejnev accède au Soviet Suprême. Vu mon jeune âge, les générations en quête de justification des horreurs passées m'accorderont que je n'y étais pour rien.
Comme un certain nombre d'enfants mystérieusement avertis que c'est le bon jour pour un faire un cadeau à leurs parents, je marche le jour de mes (mon) un an.
J'ai très peu d'informations sur ce que j'étais à l'époque. Je sais juste qu'on m'appelait "la douce", et que sur l'une des très rares photos dont je me souvienne, j'illustre assez bien le slogan " Dans le bébé, tout est rond".
Pour reconstruire l'histoire d'une façon assez vraisemblable, il faudrait confronter les souvenirs et les documents. Or si le lien existe avec l'un, c'est l'autre qui a emmené les archives. Je suis donc en face d'une page, sinon blanche, du moins codée en une écriture incompréhensible.
Tout ceci me rappelle, que dans l'ex-URSS, il n' y avait quasiment que deux journaux d'information. L'un s'appelait les "Izvestia", à savoir les nouvelles, et l'autre, la Pravda, à savoir la vérité. La-bas, comme souvent en famille, il n'y a généralement pas d'izvestia dans la Pravda, et pas de pravda dans les Izvestia.
mema, sur le chemin de 19xx à 2006,
dimanche 4 mars 2007
1979, d'autres horizons
Les Landes,
Au milieu des bois,
Au coeur du troupeau
Je marche à peine, et mes premiers compagnons de jeu sont les agneaux.
Je suis la seule enfant dans cette petite communauté. Papa, Maman et les tontons. Ils ont choisis de changer d'horizon pour se lancer dans leur aventure à eux. Leurs troupeaux. Au revoir les garrigues, les cigales, le soleil de la méditérranée...bonjour la forêt, le plat pays, le brume.
Mes souvenirs ne me sont pas propres. Ils sont encore le fruit des histoires contées, appuyés sur les photographies.
C'est ma première année, et j'explore ce monde qui m'entoure.
Le crachin landais,
Le troupeau,
Et la vie!
marionette, sur le chemin de 19xx à 2006,
mercredi 14 mars 2007
1988, 1 an. Souvenirs sourds.
Marion, surtout Camion, ou bien Ion-ion (prononcer yon-yon)... Sans contrefaçon, Marion serait-elle un garçon ?... Dans la rue, les gens s'extasient sur la bouille de ce "charmant petit garçon". Maman répond gentiment, dans un mélange de fierté et de reproche "c'est une fille".
Ça m'est resté dans la tête et dans le corps, un peu.
Florence, ma soeur aînée, est sage. Les parents lui mènent la vie dure, il faut qu'elle soit très bien élevée. A mon arrivée, les règles s'assouplissent un peu, et, bien sur, j'en profite un maximum.
Et vas-y que la soupe est pas assez froide, et vas-y que tu m'as mal portée jusqu'au bain, et vas-y que je crie parce que je veux pas dormir, et machin, et truc... à tel point que les parents installent de plus en plus fréquemment mon lit à barreaux à la cave pour ne plus avoir à m'entendre.
Mais, si les parents en ont marre de me voir jouer à la Castafiore, ma soeur arrive à m'apaiser, et j'avoue que ce rôle de petite maman qui lui va très bien n'est pas pour me déplaire.
Je continue à bien grandir, bien manger et bien respirer, mes examens cardiaques ne sont pas très précis mais ma croissance étant parfaitement normale et stable, le danger semble écarté. Je me souviens des ventouses gluantes posées sur mon petit torse et de l'écriture frénétique de la tige noire sur le papier quadrillé.
Il me semble que j'esquisse mes premiers pas vers la fin de l'été, je ne sais plus très bien. En tous cas, cela se passe chez mes grands-parents paternels, sur la petite terrasse qui longe la maison et dont les carreaux rouges-orangés chauffent au soleil. Ma grand-mère porte déjà ce bob ridicule qu'elle continuera de porter à chaque fois qu'elle ira au soleil.
ada, sur le chemin de 19xx à 2006,
samedi 31 mars 2007
1973- 1 an: De la neige au muguet : trois récits de naissance en deux
Je n’ai qu’une ou deux photos de mon enfance. Evidemment, je n’ai aucun souvenir que ceux que mes parents ont bien voulu me donner. Et ils sont comptés : ma mère ne m’a que peu parlé du bébé que j’étais. Je me demande dans quelle mesure les récits fondateurs participent à la construction de notre identité.
Je sais que le frère que je n’ai jamais connu, mort avant ma naissance, était un très beau bébé, avec de jolies boucles blondes et de grands yeux clairs, et que le mot « ciel » composait la moitié de son prénom en turc. Seigneur, ou cœur du ciel, quelque chose comme ça. Je n’ai pas la force de chercher, de lui redemander. Je préfère rester dans le flou. Je sens que son absence a dominé mes premiers mois, si ce n’est le reste. Et je sais aussi que mes yeux ont toujours été très sombres et que mon prénom n’a rien à voir avec la limpidité du ciel. Comment peut-on se battre avec un ange ?
Je suis née au coeur d'un hiver tout blanc, un an après sa mort, quatre ans et quatre mois après sa naissance.
J’ai saisi que ma mère n’aimait pas le village anatolien enterré sous la neige où je suis née. Qu’elle y a fait une profonde dépression, même si elle n’a jamais utilisé ce mot. Je crois que je tiens l’information de mon père.
La seule chose qu’elle m’a racontée c’est que quand je finissais mon biberon de lait, ou que je n’en voulais pas, je le jetais loin et de toutes mes forces. Un jour où j’avais cassé mon dernier biberon, elle l’a remplacé par une petite bouteille de coca en verre sur laquelle elle avait attaché une tétine en caoutchouc. Fidèle à mes habitudes, je l’ai lancée dès que je l’ai terminée. Il parait que la bouteille a atterri pile sur l’œil droit de ma mère et qu’elle a eu une belle ecchymose. Il parait aussi que l’inspecteur a choisi ce moment-là pour passer dans le village reculé où mes parents enseignaient alors, et qu’il a pensé que mon père battait sa femme.
J’aime assez cette entrée en matière et ce récit fondateur. Pourtant, j’ai pris le contre-pied en matière de récit de naissance, et ai plongé ma fille à moi dans l’eau de roses : tu es née aux Lilas ma princesse ; cette année-là, le printemps était resplendissant et tu es sortie de la maternité le jour du muguet. Il y avait des fleurs blanches partout dans les rues et des perles de bonheur dans les yeux de tes parents.
C’est exactement ce qui s’est passé. Pourtant, certains jours je me demande comment les images et les mots forgent notre enfance et notre devenir.
orpheus, sur le chemin de 19xx à 2006,
vendredi 27 avril 2007
1972 : Dans les bras d'Irène
Elle pensait qu'enfin un de ses petits enfants allait être nommé comme son mari. Tradition quand tu nous tiens. J'ai pourtant échappé à Tulio.
Et puis elle s'y est fait.
Après son congé maternité, ma Maman retourne dans son laboratoire et Irène se propose pour assurer l'intérim. Elle qui avait élevé cinq enfants, la voilà qui retrouve une seconde jeunesse à déambuler fièrement dans les rues en poussant mon landau ou encore en m'exhibant dans ses bras aux voisins et autres commerçants du quartier.
Mémé Irène. Une Mama italienne. Une vraie.
J'ai les quatre fers en l'air sur la table à langer.
Une fois, elle s'aperçoit que le talc est resté à la salle de bain.
Une autre on sonne à la porte, ou bien c'est le téléphone.
Ou que sais-je encore.
Invariablement, elle pointe son doigt vers moi et m'ordonne d'une voix autoritaire pleine d'affection : "Attends! Attends, hein! Attends!"
Mais, où veux-tu que j'aille, Mémé Chérie.
Si cela s'éternise, elle repasse la tête par la porte "Attends! Attends, hein!"
De tous les petits enfants, je suis le seul qu'elle a élevé.
Alors on dit que je suis le chouchou de la Mama.
Le soir, je joue avec ma Maman dans son lit.
Elle veut que je répète ce qu'elle dit.
"Maman... Ma-man... Maaaa-man".
Ma réponse l'a quelque peu surprise.
"At-tends"
Et que fait mon Papa ?
Heu... il prend des photos.

Thomas, sur le chemin de 19xx à 2006,
dimanche 29 avril 2007
1978, année 1 -- Les petits carreaux
Je me souviens.
Enfin, un peu. Une image, le carrelage à petits carreaux rouge sombre. C'était le premier appartement ou le deuxième. Je n'avais pas un an quand on a déménagé. Oh, on n'allait pas bien loin. Quelques numéros plus bas dans la rue, dans la même longue barre de béton gris. Tout au bout, au numéro 1, il y a les parents de Papa. Nous, il nous faut un appartement plus grand. Je soupçonne ces deux-là d'avoir une idée en tête... Si ça se trouve, pendant la journée, quand je suis chez la nourrice, Madame L., ils tirent des plans sur la comète. Madame L., elle est gentille, elle me donne des petits gâteaux. Elle habite rue Gérard-Philippe. Maman, quand elle était plus jeune, était amoureuse de lui. Mais il était bien plus âgé qu'elle, alors finalement c'est Papa qui a été mon Papa.
Pour l'heure, dans mon transat, j'applaudis à la vie.

hiverdupiano, sur le chemin de 19xx à 2006,
mardi 29 mai 2007
1984
Je suis follement heureuse, j'ai trouvé une technique particulièrement intéressante pour boire mon biberon. C'est bon, ce biberon !
Je suis à l'aise dans mon landau transformé en transat, dehors, au soleil, au milieu des pâquerettes, et mmmmm je bois mon biberon les mains libres. Oui. Les mains libres. En effet, j'ai été doté d'appendices podaux particulièrement grands et je peux ainsi tenir entre mes pieds le biberon et explorer dans le même temps les alentours avec mes mains. N'est-ce pas pratique?
Je me souviens aussi du jeu inventé par mon père (et par d'autres j'imagine!), je suis assise à califourchon sur son coup du pied, il me tient par les mains et me soulève en soulevant sa jambe. Cela me fait beaucoup rire. Je lui demanderai souvent ce jeu les années suivantes, jusqu'au jour où, je serai devenue trop lourde...
Je me souviens d'un soir, où, ma mère partie en voyage avec sa classe, mon père bouge mon petit lit à barreaux pour le mettre dans sa chambre, pour que je sois près de lui, tandis que ma mère est absente. J'ai toujours tiré des avantages sans le vouloir de l'absence de l'un ou de l'autre de mes parents en voyage de classe.
izo, sur le chemin de 19xx à 2006,
dimanche 10 juin 2007
1977 : John et ses grand-mères
Les deux parents qui travaillent ensemble... Aujourd'hui, cela passe comme quelque chose de normal, mais à l'époque c'était assez mal vu, surtout dans les petits villages...
Pour éviter d'avoir recours à des gardiennes, mes parents ont pendant plusieurs années travaillé en pauses opposées. Si Maman travaillait le matin, Papa s'arrangeait pour travailler l'après-midi... Quand Maman partait travailler, elle me déposait chez quelqu'un ou je pouvais faire ma sieste. Papa me récupérait en revenant du travail.
Mes parents me "partageaient" entre mes grands-parents. Une semaine chez Bobonne - ma grand-mère maternelle, une semaine chez Moeke - ma grand-mère paternelle, et une semaine chez la tante Renée - une soeur à ma grand-mère, ou vivait aussi mon arrière-grand-mère maternelle.
Très vite, ma grande-tante s'est disputé avec mes parents à propos de cette garde alternée. Quand j'écrivais plus haut que la mentalité de l'époque acceptait peu les parents qui travaillaient à deux... Ce qui a bien sur provoqué une rupture familiale... On a évoqué ce conflit de famille encore récemment avec le décès de la tante Renée. Je ne lui ai jamais parlé. Depuis 1977 jusqu'à sa mort cette année, les contacts familiaux ont été rompus.
A l'époque, mes parents vivent dans un petit village à la campagne. Pas de voiture. Maman travaille à 10 km de la maison. Elle s'y rend en train. Papa travaille bien plus loin. D'abord à Rodange, au Grand-Duché de Luxembourg, puis à Colmar, toujours au Grand-Duché. Heureusement, un service de bus est organisé par l'usine pour ramasser les ouvriers. Hormis ces déplacements, le reste se fait à pied ou en vélo. De temps en temps, Bobonne peut prêter sa voiture, mais c'est rare. On me raconte souvent que Papa me déposait assis sur le guidon du vélo, me soutenant avec ses bras. Cela provoquait la colère de mes grand-mères !
Petit bonus photo pour terminer : J'aime bien ma baignoire en plastique rose...

Février 1977. 4 mois.

Novembre 1977. 13 mois.
sicaliptic, sur le chemin de 2006 à 19xx,
vendredi 12 octobre 2007
1967 : 1 an, amour non partagé
C'est d'abord un film super8, mon père en faisait beaucoup à l'époque, il les montait ensuite en longues bobines.
Sur celui ci nous sommes mon frère et moi dans mon parc assis au milieu de journaux, j'ai l'air occupée à jouer entre nous il y a kinou le chat de la famille. A un moment mon frère se retourne attrape un bout de journal et frotte le chat pour le taquiner, celui ci surpris se retourne et me mets un coup de griffe.
C'est ensuite un souvenir, je vais dans la chambre de mes parent, sur le fauteuil bleu Kinou se prélasse, je m'approche, l'enlace pour lui faire un bisou et en échange il me mord le nez.
Je me rappelle avoir été triste le jour où il a disparu, on nous a dit qu'il était parti, j'ai longtemps cru que c'était de ma faute et puis je me suis demandée s'ils ne s'en étaient pas débarrassé, en fin de compte. C'était un beau siamois aux yeux bleu avec le caractère que l'on prête à cette race.
Je ne lui en ai jamais voulu et j'ai toujours désiré avoir un chat à moi, un qui m'aime et qui me laisse enfouir ma tête au creux de son ventre. Pour réaliser ce rêve il m'a fallut attendre l'adolescence.
gilda_f, sur le chemin de 19xx à 2006,
vendredi 16 novembre 2007
1 : 1964/1965 Mains et lumière
lieux : Chambourcy (78) près de Paris.
logements : immeubles longs et parallélépipédiques de 5 à 7 étages, des HLM améliorées sur une colline encore boisée.
Le plus ancien des anciens souvenirs que j'ai. C'est une lumière rasante, orangée et chaleureuse de fin d'après-midi. Je me suis réveillée après l'équivalent de la sieste. En ce temps-là on impose des horaires aux bébés (peut-être pas dans toutes les familles, mais disons que ça semble la norme) donc l'enfant a tout intérêt a n'être affamé qu'avec ponctualité. Etant donné que j'avais des parents à principes, j'ai dû bien en baver.
Cette après-midi là, j'ai dû me réveiller sans fringale, ni sensation de saleté. Comment expliquer sinon que je sois dans mon berceau allongée sur le dos, en train de regarder et de voir les drapés de son rideau (1), la lumière rassurante et les rais de poussière. J'ai ce souvenir d'un moment apaisé.
J'ai sans doute voulu attraper ces rayons de poussière. Tout d'un coup dans mon champ de vision apparaissent des éléments mouvants et qui d'abord m'effraient. Mais je me tais (2) de peur que la personne qui me lave et me nourrit ne rapplique et ne les fasse fuir. Ces choses qui vont vers les grains mobiles. Je pense qu'il y a un temps de latence, les choses ont disparu, il n'y a pas de bruit, et la lumière est là. Qu'est-ce que c'est ça ? Ces petits grains brillants et clairs qui ont l'air de bouger au dessus de moi mais sans faire mal en arrivant ?
Et les choses réapparaissent, vers les grains. Plus j'ai de curiosité (que je ne sais pas encore nommer) plus les choses viennent et reviennent.
Il y a un long moment comme ça et peut-être une fatigue qui fait qu'à force je remarque que j'ai mal quand les choses passent. Comment se fait la connexion ? Le souvenir de la révélation m'est disparu. Mais pas celui de l'acquisition : ces choses dépendent de moi. J'en ignore le nom. J'en ignore tout. Mais c'est moi qui décide ou non qu'elles viennent et bougent.
Etant donné la consistance et la facilité de préhensibilité de mon premier objet d'étude (les poussières minuscules en suspension que la lumière rend visible), je peux supposer que j'ai mis un moment à comprendre qu'avec les mains on pouvait vraiment attraper.
A l'instant magique met fin la voix de ma maman.
(1) c'est ce qui me laisse à croire que ce souvenir est le premier conscient car je n'ai pas dû occuper ce berceau au delà d'un an 1/2 ou 2 ans. (2) Sur ce point-là j'ai un doute solide de s'il ne s'agit pas en cela d'un moment recomposé, retravaillé par les rêves ? Comment une volonté serait possible à cet âge ? Mais pour la lumière je suis certaine de sa véracité. Et la conscience des mains.
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