Pourquoi ai-je choisi le versant descendant ? Je savais bien que les dernières années seraient difficiles à raconter. Et je ne me souviens pas des années d'avant 1960. Pourtant, j'ai glané quelques renseignements sur les moments autour de ma naissance. Et sur les événements qui l'ont précédée.

Après la première partie de 1999, j'ai dû m'arrêter un temps. M'octroyer une pause. La seconde partie n'était pas facile à rédiger (et donc à revivre).

Encore une année bizarre, 1998, à raconter... Mais cela se fera plus facilement que pour l'année 1999. Et ce sera plus rapide (mais tout dépend de ce que je choisis de raconter) - quoique! J'ai une petite idée. Encore deux années houleuses, 96 et 97... Et avant ça, une longue période, plutôt terne.

Dans un billet de réflexion, Andrem parlait du "piège de Kozlika"... J'aime bien ce qu'il écrit à ce propos.

Ce que je découvre, personnellement, en racontant ces années d'épreuves en tout genre, c'est, d'abord, que c'est seulement aujourd'hui que j'arrive à le faire. Ensuite, et j'en suis tout étonnée, je réalise l'immensité du chemin parcouru. Je ressens vraiment un sentiment de surprise.

Quand on est dans la lutte, on redresse les épaules et on fonce à travers tout. On ne réfléchit pas (même si on réfléchit beaucoup), car il faut tenir le coup. Coûte que coûte.

Aujourd'hui, sortie des luttes les plus dures, (et même si je redoute de nouvelles -mé-s-a-ventures), je peux me poser, regarder cette femme aux abois que j'étais, en 1999. Et je découvre, en pensant à ma vie actuelle, que je suis comme apaisée.

Et puis, j'ai eu rudement de la "chance"... Mais était-ce de la chance ?